UMR EFTS
Education, Formation, Travail, Savoirs  MA122

le 8 juin 2018

Journée d'études organisée par les laboratoires CLLE et EFTS

Le langage dans les processus d'apprentissage aux trois cycles : la place de la didactique du français.

À la suite des travaux de Lev Vygotski (1931/2013), de Jack Goody (1977), de Jérôme Bruner (1983), il est aujourd’hui communément admis que le langage oral ou écrit, lieu de l’interaction sociale et du développement cognitif, ne traduit pas simplement des idées préexistantes mais contribue pleinement à l’élaboration de la pensée et à à la construction des connaissances. Les programmes de l’école de 2015 et le socle commun de compétences, de connaissances et de culture de 2016, soulignent cette association étroite entre langage, pensée et communication : « le domaine du langage met en jeu des connaissances et des compétences qui sont sollicitées comme outils de pensée, de communication, d'expression et de travail et qui sont utilisées dans tous les champs du savoir et dans la plupart des activités ».

Cette approche du langage oral et écrit peut conduire à un certain flou sur les contours de la discipline français et ses contenus d’enseignement, comment découpe-t-on aujourd’hui la discipline scolaire « français » ?

Si l’on se réfère aux programmes trois ensembles se dégagent : la langue, la littérature et les pratiques langagières : ceux-ci doivent-ils être centrés essentiellement sur l’étude de la langue et la littérature ? Autrement dit les pratiques langagières de production ou de réception sont-elles uniquement envisagées à travers leur contenu et minorées :

  • Si celles-ci portent sur la langue ou la littérature qu’en est-il de la prise en compte des pratiques langagières ?
  • Si celles-ci portent sur d’autres domaines, sont-elles alors considérées comme transversales et ne s’inscrivant pas spécifiquement dans l’horaire de français ?

Elle amène également à se questionner sur les rapports de la didactique du français avec les autres disciplines : La didactique du français est-elle condamnée à ne fournir que des outils techniques vis à vis des autres disciplines ou bien peut-elle s’emparer des questions portant sur les discours ?

Pour aborder ces questions, 2 axes structureront cette journée d’étude :

  • Première question : la littérature peut-elle être considérée comme une discipline véhiculant des pratiques langagières particulières tout comme d’autres disciplines scolaires de l’école primaire ? Au quel cas en quoi fait-elle appel aux autres ensembles de la discipline français, langue et pratiques langagières ? Cette question se pose alors de la même manière par exemple pour les autres disciplines. Y a-t-il au contraire un lien de solidarité plus étroit entre la littérature et les autres ensembles de la discipline français ?
  • Deuxième question : Cette approche de l’oral et de l’écrit amène également à s’interroger sur leur statut : les pratiques langagières de production ou de réception pouvant porter sur d’autres domaines doivent-elles être considérées comme transversales et ne s’inscrivant pas spécifiquement dans l’horaire de français ? Qu’est-ce qui permet d’identifier un enseignement spécifique du français quel que soit le contenu abordé ?

Contact :
EFTS, Pascal Dpont, MCF, pascal.dupont@univ-tlse2.fr
CLLE Claudine Garcia-Debanc, PU, claudine.garcia-debanc@univ-tlse2.fr

Lieu(x) :
ESPE Toulouse - Saint Agne

 

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