UMR EFTS
Education, Formation, Travail, Savoirs  MA122

du 24 janvier 2017 au 21 février 2017

La Commission européenne vient d’accorder un financement de 3,5 millions d’euros au projet de recherche, axé sur la radicalisation et la prévention des discours de haine chez les jeunes, porté par Séraphin Alava, enseignant chercheur au laboratoire EFTS

I Stock AdrianHancu - Nov 2015 Hommage aux attentats de Paris

I Stock AdrianHancu - Nov 2015 Hommage aux attentats de Paris

Sujet particulièrement sensible, la lutte contre toutes les formes de terrorisme et de radicalisation, nécessite la participation de tous les citoyens et de tous les professionnels en Europe, y compris ceux intervenant dans le champ de la connaissance.

C’est sur cette base et en réponse à un appel d’offres européen consécutif aux attentats de janvier 2015, soutenu par le gouvernement français, que s’est construit le réseau PRACTICIES (Partenariat contre la radicalisation violente dans les villes), avec pour coordinateur Séraphin Alava.

Il mobilise plus de 25 partenaires, issus de plusieurs pays européens (Italie, Autriche, Espagne, Belgique, Grèce, Portugal) mais également Tunisie, tous experts en sciences humaines, sciences politiques, sciences de l'information, informatique…

Le réseau PRACTICIES : de l’identification de bonnes pratiques à la conception d’outils innovants.

Mieux comprendre les facteurs de risque et les mécanismes de radicalisation violente, les caractériser des origines au passage à l’acte, afin de construire des outils concrets de prévention face aux discours de haine et aux démarches d’embrigadement, tel est l’objectif de ce réseau.

PRACTICIES travaille notamment à une meilleure compréhension des processus de communication qui favorisent ou limitent la propagation du discours de haine chez les jeunes, que ce soit dans les espaces publics, communautaires, familiaux et virtuels (réseaux sociaux etc.).

Il a aussi pour ambition d’identifier les bonnes pratiques d'intervention ou de prévention qui s'attaquent à la radicalisation violente, au niveau européen, national et local. Et donc de développer au final des actions efficaces et des outils innovants dans la lutte contre la radicalisation.

Il travaille également en lien étroit avec des représentants de la société civile, engagés dans la prévention, à l’instar d’associations de mères d’enfants morts en Syrie (en Belgique notamment), de villes ou de réseaux de villes (Nice, Toulouse), mais également des structures de police ou antiterroristes (polices espagnole, tunisienne ou grecque).

La mairie de Toulouse et l'association Toulousaine "Syriens ne bouge agissons" sont également partenaires.

Enfin, PRACTICIES fait le choix d’évaluer la mise en oeuvre et l'efficacité des programmes de sécurité, mais aussi de cohésion sociale face aux actions radicales en Europe.

Dans les prochains mois…

« Un sondage va être lancé par la TNS SOFRES dans 12 pays européens sur les perceptions des phénomènes radicaux et du sentiment de sécurité. Nous allons mener également un travail de caractérisation des processus de radicalisation avec l’appui de Dounia Bouzar, fondatrice du Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'Islam, et ce auprès de 120 jeunes. Puis nous mènerons un audit des villes et de leurs programmes de sécurité. Avant de proposer des outils à l’horizon 2018-2019 », conclut Séraphin Alava.




Photo I Stock AdrianHancu
Strasbourg – Novembre 2015
Hommage aux attentats de Paris

 


 

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