UMR EFTS
Education, Formation, Travail, Savoirs  MA122

le 12 février 2018
14h30

Enquête comparatiste sur la mise en œuvre d’une ingénierie didactique pour l’enseignement de la soustraction au premier cycle du primaire dans plusieurs systèmes didactiques. Étude de cas en Suisse et en France

Michèle Couderette soutiendra sa thèse

sous la direction de Chantal Amade-Escot et Jean-Luc Dorier

Membres du jury :

  • Chantal Amade-Escot, Professeure, Sciences de l'éducation, Université Toulouse - Jean Jaurès
  • Francia Leutenegger, Professeure, Sciences de l'éducation, Université de Genève (Suisse)
  • Jean-Luc Dorier, Professeur ordinaire, Didactique des mathématiques, Université de Genève (Suisse)
  • Magali Hersant, Professeure, Sciences de l'éducation, Université de Nantes, Rapporteure
  • Laurent Theis, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke (Canada), Rapporteur
  • Lucie Mottier-Lopez, Professeure, Sciences de l'éducation, Université de Genève (Suisse)
  • Serge Quilio, Maître de Conférences, Université de Nice Sophia Antipolis
  • Eric Roditi, Professeur, Sciences de l'éducation, Université de Paris Descartes


Résumé :

 

Cette thèse, au croisement de la didactique comparée et de la didactique des mathématiques, porte sur la mise en œuvre dans des classes ordinaires actuelles d’une ingénierie didactique broussaldienne élaborée dans les années 80. L’ingénierie concerne l’introduction de la soustraction à l’École primaire (7-8 ans). La recherche s’appuie sur des études de cas. Elle analyse, selon une approche comparative, le fonctionnement de trois systèmes didactiques contrastés par 1) leur appartenance à des systèmes éducatifs différents : l’un en France, l’autre en Suisse ; 2) l’expérience des enseignantes : chevronnées versus en début de carrière. L’enquête, qualitative, porte sur 52 séances de mathématiques et rend compte, a partir du modèle théorique de l’Action Conjointe en Didactique (ACD), de la co-construction in situ du savoir relatif à la soustraction via une analyse ascendante de la transposition didactique. L’articulation de différentes échelles d’analyse (mésodidactique et microdidactique documentant l’interprétation macrodidactique) met en évidence l’influence combinée des préconstruits institutionnels et de l’épistémologie pratique des professeurs sur les mises en œuvre observées. En cela, les résultats rejoignent ceux d’autres travaux comparatistes montrant un entrelacement de ces deux déterminants comme dimension générique présidant à l’interprétation de phénomènes didactiques. Par ailleurs, la recherche permet de mettre en évidence deux moments cruciaux dans l’architecture de l’ingénierie didactique. Ces deux moments mettent exergue la nécessité d’une compréhension fine par les enseignants des logiques épistémiques des ressources didactiques qu’ils utilisent dans leur classe.

Mots-clés : Ingénierie Didactique, Enseignement des mathématiques, Soustraction, École primaire, Action conjointe en didactique (ACD), Épistémologie pratique du professeur, Didactique comparée.


Lieu(x) :
Maison De la Recherche - salle D31

 

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