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Soutenance d'HDR d'Ingrid Verscheure

Publié le 11 février 2020 Mis à jour le 11 février 2020
du 31 janvier 2020 au 29 février 2020
Mme Ingrid VERSCHEURE présentera ses travaux en soutenance le:
Mardi 11 février 2020 à 14h00

à l'adresse suivante :
 

Université Toulouse Jean Jaurès
Maison de la recherche - salle D31
5, allée Antonio Machado 
31058 TOULOUSE Cédex

 
en vue de l'obtention du diplôme :
Habilitation à diriger des recherches en sciences de l'éducation et de la formation

La soutenance est publique.

Sujet :
Genre, Didactique, et Conduite du Changement
Contribution d’un programme de recherche au comparatisme en didactique

Ecole Doctorale :

Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication (ALLPH@)

Garante :
  • Chantal Amade-Escot, Professeure des Universités émérite, Sciences de l’Éducation, Université de Toulouse Jean Jaurès, France

Jury :
  • Stéphane Brau-Antony, Professeur des Universités, Sciences de l’Éducation, Université de Reims, France
  • Isabelle Collet, Professeure associée, Genre et rapports intersectionnels en formation et éducation, Université de Genève, Suisse
  • David Kirk, Professor of Education, University of Strathclyde, Ecosse (Rapporteur)
  • Florence Ligozat, Professeure associée, Didactique comparée, Université de Genève, Suisse (Rapporteure)
  • Jean-François Marcel, Professeur des Universités, Sciences de l’Éducation, Université Toulouse 2 Jean Jaurès, France (Rapporteur - Président du jury)


Quelques éléments sur le contenu de la note de synthèse :

 
Depuis la thèse (2005), je mène mes recherches à partir d’études observationnelles dans les classes clairement conduites sous couvert d’un cadre théorique didactique. Cela me permet de tenir ensemble le point de vue performatif que je développe sur le genre et le point de vue didactique dans ce qu’il est spécifique des savoirs de l’École. Mes recherches se situent à l’échelle d’analyse relevant d’une approche microdidactique (c’est à dire propre aux situations de classe) et se sont attachées à rendre compte de la « co-construction des savoirs et du Genre dans la classe ». Elles montrent, par l’analyse de sa dynamique évolutive au fil des situations et des séances, ses effets sur les trajectoires didactiques des élèves filles et garçons. Plus récemment, mes travaux confirment que l’analyse compréhensive des pratiques didactiques, permet d’identifier de possibles leviers de changement intégrant la problématique du Genre.

La note de synthèse est structurée en trois grands chapitres.
Le premier chapitre, intitulé « La fabrication des inégalités scolaires selon le sexe : nécessité d’une (re)problématisation didactique », vise à rendre compte de la cohérence de mon travail de chercheure. Après l’avoir situé dans les contextes scientifiques et les cultures de recherche, relatives au genre et à la didactique, j’en décris les évolutions au fil de la vingtaine d’années qui se sont écoulées entre mon « entrée » en recherche et ce moment particulier que constitue la rédaction d’une HDR.

Le deuxième chapitre propose un retour réflexif sur un domaine de recherche en voie de constitution : « Genre et didactique ». Dans cette rétrospective, je reviens de façon thématique sur mon parcours scientifique et sur les étapes qui constituent les prémices du programme de recherche que je souhaite poursuivre et développer. J’en pointe les avancées, les zones d’ombres à la fois théoriques et méthodologiques, mais aussi les perspectives ouvertes par les résultats produits.

Le troisième chapitre présente le programme de recherche « Genre et didactique ». La première section est l’occasion de préciser ma posture de chercheure et sa singularité au regard des différentes approches du courant des recherches participatives en éducation. Dans la deuxième section, je développe les fondements théoriques et méthodologiques du programme de recherche à m’appuyant sur les avancées et le dépassement des zones d’ombres identifiées lors du chapitre précédent. Je reviens sur la construction progressive du concept de positionnement de genre épistémique en lien avec le contrat didactique différentiel. Ensuite, je montre en quoi le positionnement de genre épistémique, en tant que dimension de l’épistémologie pratique des acteurs et actrices de la relation didactique, impose à la chercheure de symétriser - dans l’enquête - l’investigation des épistémologies pratiques du professeur et des élèves. Je discute enfin des questions de méthode pour mener des recherches didactiques prenant en compte le Genre. La dernière section de ce troisième chapitre conclut la note de synthèse en synthétisant les apports du programme Genre et Didactique, notamment sa contribution au projet comparatiste en didactique.