Thème 3

Changements en éducation et formation : engagement, interactions et émancipation

Cadrage général du thème


Ce collectif est marquée par la volonté de développer un projet scientifique commun, au cœur du rapport science-société – et plus particulièrement du rapport science-action – en plaçant le processus de construction de connaissances dans des contextes institutionnels et professionnels en changement. Cette construction est envisagée en lien étroit avec différents types d’acteurs et d’actrices, engagé-e-s dans des systèmes culturels, représentationnels et axiologiques amenés à évoluer. La double focale retenue « organisations et interactions » permet d’aborder de manière dynamique les processus de transformations auxquels nous nous intéressons, tant aux plans individuel, interindividuel, artefactuel que structurel.
 
D’un point de vue théorique, quatre axes d’investigation – « engagement », « changement », « régulation » et « émancipation » – contribuent à l’orientation de ce thème. Leurs interrelations feront l’objet d’un travail d’approfondissement et d’explicitation.
 
D’un point de vue épistémologique, le positionnement reste ouvert avec la valorisation de deux grandes visées de recherche, tant dans leurs spécificités que dans leurs articulations : la visée heuristique et la visée praxéologique.

La mobilisation de ces deux visées peut conduire à la mise en œuvre de recherches dites « collaboratives » ou « participatives », projet de développement scientifique déjà entrepris les années antérieures et qui mérite d’être poursuivi. De plus, les travaux à venir auront pour ambition l’actualisation d’une réflexion sur les apports de la multiréférentialité, l’un des cadres fondateurs de notre discipline qui sera réinterrogé au regard des quatre axes d’investigation ciblés ci-dessus.
D’un point de vue méthodologique, plusieurs dimensions sont privilégiées :
 
  • Stabiliser et mettre en correspondance des démarches de recherche « sur » ou « pour » la conduite et l’accompagnement du changement en sciences de l’éducation et de la formation telles que la recherche-intervention, la recherche-action, l’étude d’impact pour l’essentiel, qui se situent à l’entrelacs des visées heuristique et praxéologique.
 
  • Proposer un panel diversifié et ciblé de techniques de recueil et de traitement d’éléments empiriques et les articuler entre eux (triangulation méthodologique, etc.), pour répondre à la complexité des processus de transformation étudiés.
 
  • Investir l’articulation formation-recherche en privilégiant la diversité des acteur-rice-s concernés (doctorant-e-s, chercheur-se-s et partenaires) et les interactions entre elles-eux.

Du point de vue des champs d’investigation, certains restent à maintenir et à développer : santé, jeunesses, culture, travail, intervention socioéducative, professionnalisation pour l’essentiel. Ils sont abordés du point de vue des politiques, des dispositifs et des pratiques.

Des champs d’investigation émergents seront progressivement identifiés. D’ores et déjà, nous pouvons citer : les "éducations à.." (éducation au développement durable, éducation aux médias et à l’information, éducation à la citoyenneté, etc.), la prévention (des violences scolaires, des discriminations, etc.), la problématique du genre dans les établissements scolaires…