• Manifestations scientifiques,

Soutenance d'HDR d'Audrey Murillo

Publié le 20 octobre 2026 – Mis à jour le 20 octobre 2026
le 1 décembre 2026
14h00
Université Toulouse Jean Jaurès
Maison de la recherche
Salle D31
hdr
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Les débuts d'année scolaire en classe

note de synthèse
 
présentée et soutenue publiquement

 le 1er décembre 2026

par 

Audrey MURILLO

en vue d'obtenir 
 
l'Habilitation à diriger des recherches en Sciences de l’éducation et de la formation



Titre de l'HDR :

"Les débuts d'année scolaire en classe"
 

Mardi 1er décembre 2026 à 14h00

Université Toulouse 2 Jean Jaurès
5 allée Antonio Machado
31058 TOULOUSE cedex
Maison de la recherche, salle D29

 
Jury :
 
Gaëlle Espinosa, Université de Lorraine, Rapporteure
Prisca Kergoat, Université Toulouse - Jean Jaurès, Rapporteure
Valérie Lussi-Borer, Université de Genève, Examinatrice
Jean-François Métral, L’Institut Agro Dijon, Rapporteur
Patrick Rayou, Université Paris 8, Examinateur
Hélène Veyrac, École Nationale Supérieure de Formation de l’Enseignement Agricole, Garante
 

Résumé :
Cette note de synthèse d’HDR en sciences de l’éducation et de la formation porte sur les débuts d’année scolaire, lorsqu’enseignants et élèves se rencontrent. Cette période permet d’étudier comment une situation de classe se construit et se stabilise progressivement, plus spécifiquement dans l’enseignement secondaire, notamment agricole.
Nous mettons en cohérence un ensemble de recherches conduites en retraçant les points d’appui et inflexions de notre parcours. Après avoir analysé les principales approches existantes portant sur les débuts de relations interpersonnelles et les débuts d’année en classe, nous dégageons un cadre d’analyse à partir de plusieurs recherches empiriques que nous avons conduites, dont une partie est inédite. La question qui traverse nos travaux est la suivante : comment enseignants et élèves contribuent-ils, dès leurs premières interactions, à définir la « situation enseignant-classe » ? Une entrée par l’activité, articulant notamment théorie des champs conceptuels et interactionnisme, conduit à proposer le concept de « co-définition opératoire de la situation enseignant-classe ».
Nos recherches font apparaître deux processus complémentaires : cerner et infléchir la situation. Les enseignants construisent rapidement des catégories et des attentes à propos de leurs élèves ; ceux-ci appréhendent notamment leurs enseignants à travers le « cadre », le « care », le « fun » et la dimension didactique. Chacun agit également sur l’impression qu’il produit et sur les interactions qui s’installent. L’activité des élèves s’inscrit d’abord fréquemment dans une « norme de retenue », c’est-à-dire une tendance à adopter des conduites prudentes et mesurées. À travers les fiches de renseignements qu’ils complètent, ils peuvent donner à voir un « capital mis en scène », dépendant de leurs ressources sociales et scolaires et de leur capacité à les présenter de manière scolairement valorisable. Instrument de connaissance des élèves pour l’enseignant, la fiche peut alors devenir un « contre-instrument » pour certains élèves. Plus largement, les élèves peuvent adhérer à la définition proposée par l’enseignant, s’y conformer, chercher à l’assouplir ou la contester. Nous montrons enfin comment ces processus aboutissent à une situation relativement stabilisée.
Ce cadre d’analyse permet de dégager les apports de nos travaux et ouvre des perspectives portant notamment sur d’autres moments de reconfiguration des situations éducatives. Il nourrit également des perspectives de formation des enseignants centrées sur ce qui se construit dans les interactions ordinaires dès le début de l’année scolaire.