- Manifestations scientifiques,
-
Partager cette page
Soutenance de thèse de Géraldine GAILLARD
Publié le 20 octobre 2026 – Mis à jour le 20 octobre 2026
le 30 novembre 2026
Maison de la recherche
Salle D29
9h00
Université Toulouse Jean JaurèsMaison de la recherche
Salle D29
Analyse des régulations didactiques en "pratiques d'entrainement vers l'autonomie" à l'université : quels effets selon le sexe des étudiant.e.s ? Étude de cas en yoga et en cross-training
Thèse pour obtenir le grade de :
docteure de l'université en Sciences de l'éducation et de la formation
Titre de la thèse :
Analyse des régulations didactiques en "pratiques d'entrainement vers l'autonomie" à l'université : quels effets selon le sexe des étudiant.e.s ? Étude de cas en yoga et en cross-training
de
Géraldine GAILLARD
Présentée et soutenue publiquement
Lundi 30 novembre 2026 à 9h00
Université Toulouse 2 Jean Jaurès
5 allée Antonio Machado
31058 TOULOUSE cedex
Maison de la recherche, salle D29
Thèse dirigée par :
Jury :
Mme Ingrid VERSCHEURE, Université Toulouse II Jean Jaurès , Direction de thèse
Mme Mathilde MUSARD, Université de Franche-Comté, Rapporteure
M. Jérôme LERICHE, Université de Sherbrooke - Canada, Rapporteur
Mme Florence LIGOZAT, Université de Genève - Suisse, Examinatrice
Mme Aline PAINTENDRE, Université Reims Champagne Ardenne, Examinatrice
Mme Véronique BORDES, Université Toulouse II Jean Jaurès, Examinatrice
Résumé :
Notre recherche s’intéresse à la santé des étudiant.e.s, à travers l’analyse des pratiques physiques d’entrainement vers l’autonomie (PEvA), qui leur sont proposées à l’Université. Elle vise à mettre en évidence d’éventuelles différenciations selon le sexe dans les régulations didactiques de l’enseignant.e, et également à comprendre l’influence du positionnement de genre épistémique (Verscheure et al., 2019) adopté, sur ces régulations didactiques et sur les savoirs mis à l’étude pour les étudiant.e.s, dans l’optique d'enseigner aux filles et aux garçons de manière égalitaire.
Pour tenter d’y parvenir, nous nous appuierons sur le cadre de l’action didactique conjointe (Sensevy et Mercier, 2007), et plus particulièrement sur le concept de positionnement de genre épistémique (Verscheure et al., 2019), dimension de l’épistémologie pratique du professeur (Amade-Escot, 2019). Notre recherche s’appuie sur trois types de données (Van den Maren, 1996) récoltées dans deux universités d’Occitanie, sur l’intégralité d’un cycle de douze séances d’1H30 en yoga et en cross-training. Les données invoquées concernent la réalisation de films de séances traduits en synopsis de séance ; les données suscitées émanent des entretiens ante et post séance menés avec les enseignant.e.s de PEvA ; enfin, les données provoquées sont récupérées à partir de questionnaires relatifs à la pratique physique des étudiant.e.s.
Une fois triangulées, elles sont analysées selon trois granularités : tout d’abord à un grain macro-didactique, visant à confronter les prescriptions institutionnelles avec les savoirs prévisionnels mis en jeu ; puis à un grain méso-didactique qui permet d’analyser les régulations didactiques et leur adressage (féminin/masculin) ainsi que le savoirs réellement mis en jeu ; enfin, à un grain micro-didactique, à partir d’événements didactiques remarquables dans le but d'analyser le contenu et la charge sémique des régulations didactiques selon le sexe des étudiant.e.s . Nos résultats montrent que la direction d'étude (Chevallard, 1989; Verscheure, 2005) des enseignant.e.s, accessible à partir des régulations didactiques verbales mobilisées in situ, participe au phénomène de co-production du genre et des savoirs en classe, et génère de ce fait des inégalités d'opportunités d'apprentissage selon le sexe des étudiant.e.s.
Pour tenter d’y parvenir, nous nous appuierons sur le cadre de l’action didactique conjointe (Sensevy et Mercier, 2007), et plus particulièrement sur le concept de positionnement de genre épistémique (Verscheure et al., 2019), dimension de l’épistémologie pratique du professeur (Amade-Escot, 2019). Notre recherche s’appuie sur trois types de données (Van den Maren, 1996) récoltées dans deux universités d’Occitanie, sur l’intégralité d’un cycle de douze séances d’1H30 en yoga et en cross-training. Les données invoquées concernent la réalisation de films de séances traduits en synopsis de séance ; les données suscitées émanent des entretiens ante et post séance menés avec les enseignant.e.s de PEvA ; enfin, les données provoquées sont récupérées à partir de questionnaires relatifs à la pratique physique des étudiant.e.s.
Une fois triangulées, elles sont analysées selon trois granularités : tout d’abord à un grain macro-didactique, visant à confronter les prescriptions institutionnelles avec les savoirs prévisionnels mis en jeu ; puis à un grain méso-didactique qui permet d’analyser les régulations didactiques et leur adressage (féminin/masculin) ainsi que le savoirs réellement mis en jeu ; enfin, à un grain micro-didactique, à partir d’événements didactiques remarquables dans le but d'analyser le contenu et la charge sémique des régulations didactiques selon le sexe des étudiant.e.s . Nos résultats montrent que la direction d'étude (Chevallard, 1989; Verscheure, 2005) des enseignant.e.s, accessible à partir des régulations didactiques verbales mobilisées in situ, participe au phénomène de co-production du genre et des savoirs en classe, et génère de ce fait des inégalités d'opportunités d'apprentissage selon le sexe des étudiant.e.s.
Mots clés : régulation didactique, pratique physique, étudiant.e, université, genre et sexe